PARADIS une comédie divine

26-27-28 février 2027 Teatro Comico Sion

Paradis est né d’une invitation: parler de la fin de vie… sans faire fuir personne. Une carte blanche pour les 10 ans de la Fondation Sérénitas, avec une seule règle d’or : de l’humour qui porte sans blesser.

La gravité est là, mais l’humour nous porte. Rire ici ? C’est respirer, rester liées, tenir debout face à l’inévitable. Un pied de nez complice au destin.

Dans une scénographie épurée et onirique, Paradis explore cet entre-deux bancal entre vie et mort. Un passage mystérieux, traversé à deux, forcément moins seul.e.

Un duo vivant, un road-trip céleste, un stand-up existentiel avec beaucoup de tendresse.

Parfait pour un public prêt à rire de ses peurs.

TEXTE ET JEU : Rebecca Bonvin et Nathalie Rudaz

DRAMATURGIE ET MISE EN SCENE: Georges GUERREIRO

VIOLON: Manuel Voirol

RESPONSABLE RECHERCHE FONDS ET CONTACT : Sylvie Amadio sylvieamadio@gmail.com

PARADIS plonge au cœur d’un moment que nous fuyons souvent : la fin de vie. Non pas comme un point final, mais comme un passage, un basculement, un espace fragile où tout se concentre et se transforme. Que se passe-t-il quand la vie tient dans un entre-deux, quand les certitudes se fissurent et que le temps change de texture ?

Nathalie accompagne sa mère atteinte d’un cancer depuis trente ans, avec une maladie qui s’invite, repart, revient et ne laisse aucun répit. Rebecca, elle, dialogue avec les défunts. Sa pratique médiumnique explore les liens entre visible et invisible, entre ce qui reste et ce qui se transforme. De nos expériences, de nos échanges, de nos rires et de nos questions est né le désir d’un spectacle vivant, drôle et profondément humain.

Nous avons écrit à quatre mains, avec le soutien de Georges Guerreiro, metteur en scène aguerri au spectacle d’humour. Son regard, son sens du rythme et de la légèreté ont accompagné le processus d’écriture et d’interprétation. Le texte s’est construit comme une conversation continue, où chaque phrase appelle la suivante, se transforme et rebondit. Il a commencé à vivre avant même la scène, et il continue à évoluer à son contact

Espace scénique et dramaturgie

L’espace de PARADIS se situe entre terre et ciel, entre veille et rêve. C’est un lieu poreux où le réel se dilue, où la frontière entre la fin et le commencement devient floue. Le temps s’étire, se répète, se déforme. Comment traverse-t-on ce moment ? Comment l’habite-t-on ?

Deux femmes, Mélanie et Luna, se retrouvent sur le seuil. Elles rient, se défient, se rappellent, se disent enfin ce qu’elles n’avaient jamais osé dire. L’une voit dans le passage une délivrance, l’autre une perte. Ensemble, elles explorent ce terrain instable, à la fois tendre, inconfortable et plein d’élan.

La Voix

La Voix est le troisième personnage du spectacle. Invisible mais pleinement présente, elle n’exprime aucune émotion. Elle constate, annonce, sans jamais se laisser emporter par l’affect.

Elle intervient comme un protocole, une voix off qui structure le passage. Comme dans ces jeux télévisés où la Voix décidait du destin des candidats, elle pose ici des repères implacables. Elle énonce des informations, des états, des changements de seuil. Elle ne console pas, ne commente pas avec empathie : elle ordonne le tempo du temps suspendu.

Cette Voix crée un contraste saisissant avec le tumulte intérieur de Mélanie et Luna. Là où les personnages vivent, ressentent, se débattent, elle reste factuelle, presque administrative. Elle rappelle qu’au cœur de l’intime et de l’invisible, une dimension technique, neutre et souveraine régit le passage.

Essence du spectacle

PARADIS est un voyage dans l’entre-de-vie, un espace où tout se transforme. Poétique, concret, drôle, il ouvre un champ de sensations et de perception. Le spectateur est invité à s’abandonner à ce qui circule, à laisser venir la fragilité, le rire, la douceur. C’est une traversée sensible, un appel à écouter ce qui relie encore, malgré tout, à la vie.

Une chanson de Céline Dion, un souffle, une voix d’ancêtre qui passe. Qui sait ce qui viendra nous surprendre ?

LUNA(la main sur le coeur et prise de pouls)
Rien. Attends…
Y a rien ! Mon cœur… MEL, vas-y, touche. Tu sens quelque chose ?

MEL
Yves Saint Laurent ?

LUNA
Mais non ! Mon cœur bat plus ! Il bat plus… Je vais m’évanouir…

(un temps)

… Ah ben non. Même pas. J’arrive même pas à m’évanouir.

MEL
Théoriquement… c’est pas bon signe.